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Une gestion participative en démocratie directe

L'entrepreneuriat social et solidaire

Démocratie sous confinement

Chaque membre du personnel participe en principe à 32 heures de réunion-formation chaque année. Ces réunions (de secteur, chiffres et lettres, thématiques, grandes réunions, CA, AG) sont les maillons d’un système de gestion participative en démocratie directe ; elles sont également les outils d’un programme d’éducation permanente des travailleur·euse·s du groupe Terre. Cette année, afin de respecter les mesures sanitaires, notre cycle de réunion-formation a été mis sur pause durant de longs mois. Les moyens numériques ont bien permis à certains secteurs de se réunir à distance, mais force est de reconnaître qu’ils ne sont pas accessibles à tout le monde. Entre les travailleur·euse·s occupé·e·s à des activités dites essentielles (comme la collecte des textiles, papier-carton, PMC et verre qui ont continué à fonctionner sans interruption), celles·ceux en chômage temporaire et celles·ceux en télétravail, il n’était pas simple de se retrouver pour s’informer et décider ensemble.

Une adhésion confirmée par référendum

Tous les quatre ans, en parallèle aux élections sociales, le groupe Terre organise un référendum afin de vérifier si les membres du personnel adhèrent toujours au principe de gestion participative en démocratie directe de leur entreprise. À cette occasion, chaque travailleur·euse sous contrat dans une des entreprises du groupe est appelé·e à se prononcer sur la question suivante : « Je suis pour/contre le système pratiqué jusqu’à aujourd’hui au sein du groupe Terre (gestion participative basée sur le principe de la démocratie directe) et son amélioration continue à travers de nouvelles propositions ».

En 2016, les votes favorables à la gestion participative plafonnaient à 73 %, alors qu’on en comptait 79 % en 2012. Cette baisse de l’adhésion a donné lieu à une assemblée générale et à l’élaboration d’un plan d’action visant à relancer la dynamique participative au sein du groupe Terre. Préalablement au référendum 2020, plusieurs réunions ont permis à l’ensemble du personnel de discuter de la gestion participative, de ses pratiques et de ses dysfonctionnements mais également de proposer des améliorations. Ces discussions conjuguées aux actions mises en place à la suite du référendum 2016 semblent avoir porté leurs fruits puisqu’en 2020, on compte 82 % de voix en faveur de la gestion participative. Un résultat encourageant qui montre que la gestion participative, inscrite dans une dynamique citoyenne et formative, permet à une entreprise et à ses membres de construire et de faire des choix politiques, stratégiques et opérationnels dans une visée d’intérêt général.

Du changement à la tête des entreprises du groupe Terre

Au cours de l’Assemblée Générale du 4 septembre 2020, de nouvelles équipes composant le conseil d’administration de chaque entreprise du groupe Terre ont été élues. La composition de ces équipes, constituées de candidat·es volontaires a été réalisée suivant notre cahier des charges pour la mise en place et le renouvellement des conseils d’administration, en cherchant à avoir une mixité des catégories de travailleur·euse·s, des ancien·ne·s / nouveaux·elle·s, la présence d’administrateur·trice·s externes (tout en restant minoritaire) et la mixité hommes/femmes.

Parmi les nombreux changements, l’un d’eux est particulièrement symbolique. Après 26 années de présidence du groupe, William Wauters – dit Minmin – a décidé de passer le flambeau. Une nouvelle équipe d’administrateur·trice·s, présidée par François Malaise, a été présentée à l’AG qui l’a élue pour un mandat de trois ans. Un moment fort dans la vie du groupe : bien plus qu’un simple passage d’une personne à l’autre, il représente la poursuite d’un modèle – celui de l’entreprise à but social –, la transmission d’un rêve qui continuera à grandir, de génération en génération.